Présentation

Profil

  • : leparadisblanc
  • andre.martel
  • : Homme
  • : 20/01/1948
  • : wardrecques
  • : lecture
  • : J'écris des romans

Créer un Blog

Publicité

Vendredi 12 janvier 2007
 
 

Catégorie

Auteurs de romans

Professeur au collège Jean Jaurès à Aire sur la Lys, André Martel est originaire de Lambersart et réside depuis de nombreuses années à Wardrecques dans la région d'Aire sur la Lys.

Dans ses deux derniers romans, les personnages évoluent dans la région de Calais, Boulogne.

A lire l'interview que lui a consacré l'Echo de la Lys:

  

Un crime presque ordinaire
Sylvie est jeune, belle, amoureuse.
Cependant, elle rêve d'être une autre :
Elle est fascinée par ces femmes qui ont défrayé la chronique
par leurs actes valeureux, mais aussi délictueux.
Mais n'est pas héros qui veut !
Le crime passionnel qu'elle tentera de perpétrer
ne la propulsera pas
sur le devant de la scène, loin s'en faut !
Si elle choisit de mener une vie rangée,
elle n'en garde pas moins ses rêves
d'une vie " pleine d'aspérités ".
Et, en jouant avec le feu, on court le risque
de ne pouvoir éteindre l'incendie...
:
En couverture : Tableau de l'Artiste Peintre
Anette Schneider (Femme en robe rouge)
 
Pour les beaux yeux de Marine
Vous êtes un jeune comptable paisible,
et vos jours s'écoulent,
 plus insipides les uns que les autres...
Par désoeuvrement, vous suivez
la voiture de la première fille venue.
 Vous ne savez pas que cet acte anodin
 va être à l'origine de votre enlèvement,
de votre séquestration.
Vous êtes même promis à un supplice
digne des exécutions des temps les plus barbares...
Mais voilà que vous découvrez l'amour,
que vous recouvrez la liberté...
Vous débordez alors de joie ???
 Non, pas tout à fait !
Surtout si vo bourreaux jouissent de protection en haut lieu,
et que, de victime, vous deveniez le coupable rêvé...
Pour les beaux yeux de Marine est le quatrième roman
 d'André Martel,
après De la part des vivants,
La passion selon l'assassin et Valentin et la base H.
En couverture : Tableau de l'Artiste Peintre
 Louise Aubé (portrait de Sophie Lavallée)
Valentin et la base H
A presque 13 ans, Valentin jette un regard critique
 sur les membres de sa famille :
sa mère n'a-t-elle pas mis au point
un bien téméraire kidnapping ?
 Et que dire de sa soeur qui s'apprête
 à commettre un vol chez son patron ?
Quant au père, il est absent et alcoolique !
C'est ainsi que Valentin, par réaction,
s'érigera en champion de l'honnêteté.
Il cherchera, solitaire, dans sa base H,
son quartier général, un stimulant pour remplir
la mission qu'il s'est assignée.
Après avoir connu la prison
et les faux-semblants d'une secte,
pourra-t-il échapper au destin tragique
qui s'acharne sur sa famille ?

 
 

La page de l'auteur : 

http://vertgalant.free.fr/martel.html

Pour rejoindre ce portail :

Par martel - Publié dans : andre.martel
Ecrire un commentaire - Voir les 19 commentaires - Recommander
Jeudi 11 janvier 2007

Mes romans sont auto-édités et j'en suis satisfait !

Mes deux premiers romans, je les ai publiés à compte d'auteur.
N'ayant eu aucune réponse favorable de la trentaine d'éditeurs ayant pignon
sur rue, auxquels j'avais envoyé mes manuscrits..., je me suis laissé tenter
par un éditeur qui m'a fait miroiter tant de choses! A l'entendre, j'avais
écrit le roman du siècle. J'allais vendre 3000 exemplaires en peu de temps !
Et comme je n'étais pas insensible aux compliments ( je m'en blâme
aujourd'hui) je n'ai pas flairé le piège. J'ai donc payé une somme
importante(pour moi en tout cas!) et mes livres n'ont pas bénéficié de la
diffusion qu'on m'avait promise. J'ai perdu bêtement de l'argent ! Mais cet
argent n'a pas été perdu pour tout le monde ! Bref...
        Mes 3 derniers romans je les ai publiés en auto-édition. On n'est
jamais si bien servi que par soi-même. J'ai choisi un imprimeur, je lui ai
payé l'impression de mes livres. Je choisis tout : la photo de couverture,
le prix de vente de mon livre etc) L'imprimeur prend à sa charge toutes les
petites démarches administratives...Un point , c'est tout ! Pas de contrat.
Ensuite je vends mes livres comme bon me semble, directement ( 100 % de
bénéfice) ou par l'intermédiaire d'un libraire(70% de bénéfice)
C'est ainsi qu'en relativement peu de temps je suis rentré dans mes frais.
ça ne me demande pas un investissement plus important(en temps et en
énergie). Pas plus en tout cas que quand je faisais moi-même le travail qui
aurait dû incomber à l'éditeur à compte d'auteur. Donc cette solution me
convient ! Je ne gagne pas grand chose(déplacements dans les salons, frais
divers), mais je ne perds pas d'argent et je suis mon propre maître . Si ça
ne "marche" pas je n'ai qu'à m'en prendre à moi-même...J'ai déjà fait des
émules parmi mes connaissances qui étaient tombées dans le panneau de
l'édition facile ...mais ruineuse ! Et qui comme moi ne veulent plus
entendre parler que de l'auto-édition !
André

Par martel - Publié dans : andre.martel
Ecrire un commentaire - Voir les 24 commentaires - Recommander
Samedi 30 décembre 2006

Voici une citation de Marc Lévy que j'aime beaucoup ( la citation !) Je m' en suis servi pour dédicacer mon roman " Un crime presque ordinaire"

On rêve d'un idéal, on le prie, on l'appelle, on le guette, et puis le jour où il se dessine, on découvre la peur de le vivre, celle de ne pas être à la hauteur de ses propres rêves, celle encore de les marier à une réalité dont on devient responsable.   

 [Marc Levy] [+]
Extrait de Où es-tu ? [+]

Vous aimez aussi ?

 
 

Par martel - Publié dans : andre.martel
Ecrire un commentaire - Voir les 22 commentaires - Recommander
Mercredi 27 décembre 2006

Sadam Hussein devrait être exécuté dans les 30 jours ...

Je suis un farouche opposant à la peine de mort dans le monde. La société a-t-elle le droit de décréter qu"un être humain doit disparaître de la planète?Oeil pour oeil ? La loi du talion ? Ne valons-nous pas mieux ?

Pour s'en convaincre on peut lire Le dernier jour d'un condamné  de Victor Hugo ou Réflexions sur la guillotine d'Albert Camus

Par martel - Publié dans : andre.martel
Ecrire un commentaire - Voir les 25 commentaires - Recommander
Vendredi 22 décembre 2006

J'ai retrouvé les paroles d'un poème de Chateaubriant ...

Je trouve qu'il illustre bien le romantisme et que son auteur n'a pas usurpé sa notoriété...

Combien j'ai douce souvenance
Du joli lieu de ma naissance !
Ma soeur qu'ils étaient beaux les jours
De France.
Ô mon pays, sois mes amours,
Toujours.

-

Te souvient-il que notre mère,
Au foyer de notre chaumière,
Nous pressait sur son coeur joyeux,
Ma chère,
Et nous baisions ses blancs cheveux,
Tous deux.

-

Ma soeur, te souvient-il encore
Du château que baignait la Dore ?
Et de cette tant vieille tour
Du More,
Où l'airain sonnait le retour
Du jour.

-

Te souvient-il du lac tranquille,
Qu'effleurait l'hirondelle agile,
Du vent qui courbait le roseau
Mobile
Et du soleil couchant sur l'eau,
Si beau.

-

Te souvient-il de cette amie,
Tendre compagne de ma vie,
Dans les bois en cueillant la fleur
Jolie ?
Hélène appuyait sur mon coeur
Son coeur !

-

Oh ! Qui me rendra mon Hélène,
Et ma montagne, et le grand chêne ?
Leur souvenir fait tous les jours
Ma peine,
Mon pays sera mes amours
Toujours !

Par martel - Publié dans : andre.martel
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires - Recommander
Mardi 5 décembre 2006

 Elle attendra d’être à la maison pour pleurer. Pas devant les gens. Ça s’était passé de la même façon l’année précédente. Et maintenant, avec ce déménagement ! Morgan commençait seulement à prendre ses repères…

 

Sur le siège arrière, Manuel l’attend, impatient :

 

- Maman, on va être en retard !

 

Le collège. Il a moins bonne réputation que celui où il a fait sa Sixième. Il aimait bien son ancien bahut comme il disait. Et ses copains qu’il ne reverrait plus ! Clara avait bien promis mollement qu’elle les inviterait un jour pour un goûter. Mais le garçon savait que sa mère détestait inviter des gens, organiser quelque chose qui sortît de l’ordinaire.

 

L’angoisse se lit sur son visage. Elle le voit bien dans le rétroviseur. Même s’il fait semblant de s’intéresser à ce qui se passe au dehors, aux transporteurs qui déchargent leurs marchandises, prestement, répondant par des gestes obscènes à la joyeuse cacophonie des avertisseurs  des automobilistes bloqués. Elle le connaît bien, son grand. Il est comme ça ! Comme elle d’ailleurs. Sensible à l’excès.

 

Et Frédéric ! Quel prétexte avait-il trouvé pour ne pas l’accompagner, pour se défiler ! Du boulot à la boîte ! Et tout était dit ! C’était pourtant sa place à lui aussi ! Il était leur père ! Elle jure en effectuant pour la troisième fois un créneau hasardeux devant le collège. Manuel ouvre la portière et se précipite vers la grille. Elle l’appelle. Elle a rangé la voiture de façon anarchique. Elle se donne bonne conscience en allant jusqu’à l’entrée. Puis rebrousse chemin. Décidément, ce n’est pas sa journée ! Cela fait un mois que ce n’est pas sa journée. Depuis ce déménagement ! Et même avant, pour être tout à fait honnête ! Allez, je rentre, se dit-elle. Si Frédéric avait été là au moins ! C’est sur les femmes que retombent toutes les corvées !

 

Elle est encore tout excitée quand elle gare la voiture devant la maison. Au loin, on distingue les silhouettes filiformes des éoliennes de Mardyck. Son mari qui emprunte l’A16 tous les jours pour se rendre à son garage à Dunkerque longe le site de la raffinerie Total…et quand il parle des 5 éoliennes, il ne tarit pas d’éloges. A croire que c’est un émule de Gustave Eiffel qui en a dessiné les plans ! Et il faut l’entendre comparer les énormes pales aux ailes de moulins !

 

- De dernière génération ! Tu te rends compte ? Non ! Tu ne peux pas comprendre ! 

 

Il reste confondu devant tout ce qui touche à la technologie. Elle, ce serait plutôt les monuments, les vestiges du passé comme elle dit. En particulier, la cathédrale de Saint-Omer, dont on distingue déjà la tour à une vingtaine de kilomètres de son nouveau logement. Quand ils se rendent chez ses parents qui habitent à Saint-Martin-au-Laërt et que l’on distingue le beffroi massif de cette cathédrale huit fois centenaire, elle se sent chez elle. Des milliers et des milliers de gens y sont allés se prosterner au cours des siècles. Elle aimerait, de temps en temps, retourner prier sur une des chaises en paille dont les cannelures s’impriment sur vos genoux.  Comme quand elle était petite et que son père la grondait quand elle se tortillait sur la chaise ou qu’elle laissait tomber son missel aux pages fines comme des ailes de papillon. Mais l’homme qu’elle a épousé se moque d’elle lorsqu’elle évoque devant lui ces moments de béatitude, ces instants où, agenouillée, les mains jointes, les yeux clos, elle récitait de longues prières. Elle quittait les lieux avec gravité alors que les enfants de son âge exprimaient plutôt avec gaieté le retour à l’air libre ! Son mari ne peut pas la comprendre : il est athée, lui ! Oh non, que dit-elle ! Elle sourit au souvenir de la leçon que lui a faite Frédéric, sur la différence qui existe entre un athée et un agnostique, avec cette attitude condescendante qui est la sienne quand il s’imagine contribuer à l’instruction de sa femme.

 

- C’est pas que je crois pas en Dieu, ce que je dis, c’est qu’on ne peut pas savoir s’il existe. Alors je ne me prononce pas !

 

Elle avait eu envie de lui répondre qu’elle le reconnaissait bien là : jamais d’opinion bien tranchée. A table, choisir entre un camembert, un reblochon et un comté relevait pour lui du dilemme le plus cruel !

 

 Toujours est-il qu’elle avait perdu l’habitude de se rendre à la messe.

 

Par martel - Publié dans : andre.martel
Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires - Recommander
Vendredi 27 octobre 2006

On voudrait que je n'écrive que des romans policiers parce que dans les titres des précédents on trouve 'assassin" ou "crime". Non ,je ne veux pas me cantonner dans ce type de romans. J'aime avant tout mes personnages, que j'ai créés. Pourquoi ne pourrait -on pas écrire des romans. POINT. Pas des romans quelque chose, des romans tout court. Avec des êtres qui vivent et qui meurent. Qui éprouvent des joies et des désillusions...

Dans les commentaires que je reçois concernant mon dernier roman(pour ceux qui l'ont lu intégralement) je trouve : manque de suspens.  Comment faire comprendre que mes personnages n'ont pas besoin de susciter le suspens pour être attachants ?

Mais tout cela est bien futile...La vie est tellement belle...Vous ne trouvez pas ?

 

Par martel - Publié dans : andre.martel
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires - Recommander
Samedi 7 octobre 2006

Mes ami(e)s, vous m'avez demandé la suite de mon roman. La voici...

La photo ci-dessous, que j'apprécie particulièrement, est l'oeuvre de Thai-Son Richardier

Mademoiselle Corinne a pris d’autorité le petit Morgan des bras de sa maman. Celle-ci a desserré son étreinte devant la détermination de la maîtresse. L’enfant cesse de hurler, instantanément. Clara avait connu une expérience analogue, quand, à la maternité, la puéricultrice, devant les vagissements du bébé, lui avait donné le bain elle-même. Là encore, comme par enchantement, l’enfant avait cessé de crier. Très vite, son visage, qui avait viré au rouge violacé, avait repris la couleur qu’on lui connaissait pendant son sommeil. Elle s’était sentie idiote ce jour-là. Et aujourd’hui encore, devant la toute puissance de cette institutrice de maternelle, elle se sent confuse, incapable de se souvenir de  toutes les questions qu’elle a préparées…   

 

 

 

La dame sent bon. Son calme est sécurisant. Et, lorsque Clara prend la fuite, c’est tout juste si Morgan  émet un petit gémissement émouvant, vite contenu, qui n’a pour but, vraisemblablement, que de donner mauvaise conscience à sa mère !

 

 

 

Clara se faufile au milieu des parents qui attendent que leur petit soit pris en charge par la maîtresse. Certains consultent leur montre, fiévreusement. La plupart ont pu commencer leur travail une heure plus tard, mais le patron n’est sans doute pas disposé à les voir arriver avec un retard si minime soit-il. Alors ils abrègent les au revoir, enfournent un dernier bonbon dans les bouches, promettent qu’ils viendront très vite les rechercher…   

 

 

 

Clara se retourne. La maîtresse vient juste de tendre la jambe et d’empêcher Morgan de lui fausser compagnie.

 

 

 

Elle titube presque en rejoignant sa voiture. Un jeune papa, assis au volant de la sienne, le bras négligemment passé par la vitre de la portière, lui fait un clin d’œil soutenu. Sans doute a-t-il jugé que sa place n’était pas à conduire le mioche jusqu’à sa classe. Ce serait dégradant ! Il écoute une radio que certains jeunes apprécient parce qu’elle va à contre-courant des autres, jugées trop  ringardes. Et on assiste, à une surenchère de balourdises. Clara est tombée, par hasard, un jour, sur cette radio et elle  a été outrée qu’on puisse demander au téléphone à une jeune auditrice sa taille de soutien-gorge. Et que dire de la dite personne qui s’est prêtée à ce jeu malsain, donnant des détails intimes sur son anatomie, précisions qui ne lui étaient d’ailleurs pas demandées. C’est cette radio que le jeune papa est en train d’écouter en s’amusant à draguer Clara.  Il faut dire qu’on ne peut la croiser sans promener les yeux sur son charmant visage, avec ses cheveux bruns que le vent s’amuse à décoiffer et qu’elle cherche à discipliner de sa petite main fine. Le front est large et fier, les lèvres minces parfaitement dessinées, le menton plus timide, mais joliment incurvé vers l’avant comme s’il n’attendait que votre pouce et votre index pour se faire caresser. Le nez un peu fort, mais des yeux marron, pétillants à vous faire tourner la tête.

 

 

 

Par martel - Publié dans : andre.martel
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires - Recommander
Jeudi 31 août 2006

La première fois qu’il entendit le bruit, Julien était dans sa chambre, cherchant désespérément le sommeil. La fille, allongée près de lui était décidément bien laide. Chaque fois qu’elle émettait un grognement, sa lèvre supérieure se retroussait, découvrant des dents jaunies par le tabac. Ses cheveux, étalés sur l’oreiller, étaient d’un blond pisseux. Julien comprit pourquoi elle les avait retenus dans un foulard noué à l’arrière dont elle ne s’était pas séparée pendant tout le temps qu’ils avaient dansé. Dans le café surchauffé, les autres filles, elles, secouaient la tête à se la décrocher, et se flagellaient le visage de leurs mèches poisseuses.

 

         Au milieu des ronflements de la fille, il avait perçu ce bruit plusieurs fois. Comme un gros livre qu’on referme brutalement sur un moucheron qui vous a tourmenté tout au long de votre lecture.

 

         Julien Godillot, probable descendant du fabricant de chaussures militaires du même nom, n’avait plus que deux heures à vivre. La fille décéderait dans l’ambulance sans avoir repris connaissance. Une entreprise de nettoyage serait envoyée sur les lieux après les constatations policières…

 

         Mais c’était de l’histoire ancienne. La Terre avait, depuis, tourné plus de mille fois sur elle-même, et pas moins de trois fois autour du soleil…Le commissaire chargé de l’enquête avait eu le temps de divorcer et de se remarier…

 

         Quant à l’auteur du carnage, on ne l’avait jamais retrouvé ni même identifié. Il avait pourtant eu le culot de téléphoner, d’une cabine, à la police, pour prévenir de la présence des deux cadavres. La jeune femme était dans un tel état qu’il n’avait pas imaginé qu’elle pût ne pas avoir rendu l’âme. Sans doute courait-il toujours, ou, plus vraisemblablement, avait-il trouvé un havre de paix où dépenser l’argent de Godillot. Ce dernier avait, en effet,  révélé où il cachait son bas de laine, et surtout la plaquette d’un kilo d’héroïne pure, quand étaient devenues intolérables les tortures physiques que son bourreau lui infligeait. Mais l’assassin était le seul à savoir tout cela !

 

         Trois ans après ce double meurtre, la maison trouvait enfin acquéreur. L’agent immobilier s’était bien gardé de porter à la connaissance des nouveaux propriétaires les raisons réelles de l’inoccupation de la maison…Après tout il n’avait péché que par omission. Il était vrai aussi que la propriété était éloignée de tout et que de coûteux travaux allaient devoir y être entrepris…

 

 

 

 

Par martel - Publié dans : andre.martel
Ecrire un commentaire - Voir les 17 commentaires - Recommander
Vendredi 25 août 2006

Que réclame le lecteur à l'écrivain?

 

Maupassant a fait un relevé des demandes qui sont faites à l'auteur. Mais il conclut : Faites-moi quelque chose de beau...

 «  Le lecteur, qui cherche uniquement dans un livre à satisfaire la tendance naturelle de son esprit, demande à l’écrivain de répondre à son goût prédominant, et il qualifie invariablement de remarquable ou de bien écrit l’ouvrage ou le passage qui plaît à son imagination idéaliste, gaie, grivoise, triste, rêveuse ou positive. En somme, le public est composé de groupes nombreux qui nous crient :

            - Consolez-moi.

            - Amusez-moi.

            - Attristez-moi.

            - Attendrissez-moi.

            - Faites-moi rêver.

            - Faites-moi rire.

            - Faites-moi frémir.     

- Faites-moi pleurer.

- Faites-moi penser ;

Seuls, quelques esprits d’élite demandent à l’artiste :

            - Faites-moi quelque chose de beau, dans la forme qui vous conviendra le mieux, suivant votre tempérament. »

 

                                               G. de Maupassant ( Préface de Pierre et Jean, 1888)

 

 

 

            -

 

Par martel - Publié dans : andre.martel
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus